• Emmanuel Vacarisas

[RETOUR SUR] "Roberto Zucco", de Bernard-Marie Koltès

Dernière mise à jour : 7 sept.

Dans la section [RETOUR SUR], nous vous présentons les spectacles montés dans le cadre des cours où le travail est axé sur le travail d'une pièce. Pour cet premier billet, il s'agit de Roberto Zucco, de Koltès, monté pendant l'année 2016 - 2017, année où les cours "Travail d'une pièce" ont vu le jour.


Bonne lecture !



Pourquoi avoir choisi cette pièce ?

Pour cette première année, qui représentait une grande nouveauté après des années passées à ne travailler que des scènes, je me suis simplement laissé porter par mes goûts, et si mes souvenirs sont bons, je crois que j'ai proposé immédiatement cette pièce au groupe, sans "plan B". Et le groupe a validé cette suggestion.


L'écriture de Koltès

Je fais partie des amateurs de l'écriture de Koltès, sinon je ne me serais pas lancé dans une telle aventure ! Mais je suis très sensible à la musicalité de cette écriture, qui mêle une certaine poésie à un quotidien très concret, et qui réussit à faire surgir la lumière au milieu de l'obscurité et de la violence que traversent les personnages.


Le travail sur le texte n'a pas été la partie la plus facile pour les comédiens. Ils ont dû se plier à la nécessité de respecter la structure imposée par la ponctuation, et ils ont finalement compris que cela ne représentait pas qu'une contrainte, mais aussi un appui de jeu solide : le respect du texte donne le rythme du jeu, les répétitions mettent concrètement en valeur ce que le personnage cherche à souligner, et le sens découle bien plus facilement que l'on ne croit, le texte servant de guide de jeu.


Comment est née la scénographie ?

La question de l'espace de jeu a été un sujet sur lequel nous avons beaucoup parlé. L'une des comédiennes étant artiste et scénographe multimédia (Pétronille Leroux, dont le travail est à découvrir ici ou ), l'idée d'un décor avec projections a été évoqué un moment, avant que la dure réalité ne nous rattrape : le temps de répétition dont nous disposions pour prendre nos marques au théâtre ne permettait pas de se lancer dans une telle aventure technique.


Mais de ces réflexions, nous avons finalement conservé les écrans de projection, qui nous ont servi à moduler l'espace scénique en les déplaçant selon les tableaux. Mettre en scène tous ces changements à vue a été un plaisir, et depuis cette première expérience, j'ai tendance à bannir le "noir" de nos spectacles pour privilégier le rythme de la mise en scène.



Pour voir davantage de photos du spectacle, vous pouvez vous rendre sur l'album de la page Facebook de la compagnie.


Voilà pour ce premier retour en arrière, qui permettra à celles et ceux qui ne nous connaissent pas d'en savoir un peu plus sur nos goûts et les raisons de nos choix. Et dans quinze jours, vous pourrez découvrir une nouvelle interview d'une des comédiennes de la compagnie.


À bientôt !

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